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Les figures du festival - Bernard de Parades

Bernard de Parades

L'activité de Bernard de Parades fut incroyablement foisonnante.

Né à Nantes en 1921, il passe son enfance à Redon. De retour à Nantes, il se passionne dès sa jeunesse pour le théâtre qu'il va pratiquer à travers ses responsabilités dans le scoutisme (spectacle dans la cour du Château des Ducs dès 1939, édition de «Vent de galerne» en 1940, fondateur du groupe «Tréteaux et terroir» en 1941) puis en suivant des cours d'art dramatique àLyon. D'une manière générale, il est très attiré par la littérature et se lie d'amitié avec de nombreux écrivains.

Les bombardements de Nantes l'amènent à se replier sur Saint-Julien-de-Concelles et c'est alors le début de ses collectes sur les traditions populaires auprès des paysans et vignerons. Curieux de tout, il relève chansons, contes, danses... constituant ainsi une vaste réserve dans lequel il puise, la guerre terminée, pour réaliser des émissions de radio.

En 1948, des vacances lui apportent la révélation du Finistère!

Dès 1949, il devient directeur artistique des fêtes du Bleun Brug qui eurent lieu cette année-là à Locronan... Jusqu'en 1955, Bernard poursuit ses recherches à travers la Bretagne pour les besoins de ses émissions de radio, de l'organisation des Bleun Brug et pour ses animations de cours de moniteurs de colonies de vacances.

Il devient alors délégué départemental au tourisme, à Quimper, avec ce que cela suppose de mise en place de documentation touristique culturelle, de valorisation de lieux et monuments (Circuit lumineux du Haut-Léon, Sud-Finistère, Cornouaille, Concarneau..., réalisation du musée bigouden de Pont-l'Abbé, etc...).

Dès cette époque, Bernard est impliqué dans l'organisation des Grandes Fêtes de Cornouaille, une aventure qui durera jusqu'à sa retraite en 1986.

En 1953, c'est le début de la longue vie du Jeu de saint Ronan et de la Troménie qui, depuis, tous les six ans, est repris par la population de Locronan.

Entré de plein pied dans les activités des associations culturelles bretonnes, il participe également aux travaux des sociétés savantes (Association bretonne, société archéologique du Finistère, puis, plus tard, Institut culturel) ou d'associations comme le Rotary Club.

En 1959, il démissionne de son poste de délégué au tourisme et se consacre à ses activités radiophoniques qu'il a continuées toute sa vie. Puis en 1961, il devient conseiller technique et pédagogique au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Commence alors la grande série des «Livres vivants», de pays en pays, mettant en scène la culture et les artistes locaux. Et s'y ajoutent les conférences et interventions auprès des associations, les montages audiovisuels, les campagnes photographiques avec Jos Le Doaré pour illustrer ces montages, les expositions, les articles dans les journaux, et toujours ces émissions de radio... émissions qu'il poursuivit jusqu'à la fin de sa vie, sur Radio-Rivage...

Au niveau du Festival de Cornouaille, il fut le complice de Per-Jakez Hélias et un précurseur: on peut citer les premières apparitions de Stivell, du temps où il s’appelait encore Cochevelou, le grand spectacle de la troménie de Locronan, faire monter sur scène les sœurs Goadec et les chanteurs de kan ha diskan et de gwerz, les spectacles « Breizh Gwechall », etc.

En 1982, Bernard de Parades plaide en faveur du changement de nom du festival, pour des raisons d'intérêt budgétaire, la manne étant, en principe, plus importante. Il obtient satisfaction et lance le concept de la "Nuit des Vieux Quartiers" qui perdurera jusqu’en 2002 (laissant la place au concept « Quai en Fêtes »).

Connu et apprécié de tous, il a laissé le souvenir d’un orateur passionnant et passionné de la vie culturelle de la Bretagne. A sa disparition en 2000, on pouvait dire que « La Bretagne avait perdu un grand serviteur ».

D’après une biographie de Christophe Labaeye.

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