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Les figures du festival : Louis Le Bourhis

Louis Le Bourhis

A toute grande manifestation, il faut un « père fondateur ». Louis Le Bourhis fut celui-ci, maître de cérémonie de 1923 à 1938 et président d’honneur jusqu’à son décès en 1955.

Louis Le Bourhis était un « Melenig » (un petit jaune), c'est-à-dire originaire d’Elliant(29), où il vit le jour en 1880 à la ferme de Kerverniou. Parti tenter sa chance à Paris, il y devient majordome d’une famille de la haute société avant de revenir en Cornouaille.

En 1906, il achète le Café du Commerce à Quimper, puis trois ans plus tard, fait l’acquisition du Grand Café de Bretagne, qu’il transforme en café-concert.

En 1918, à la fin de la guerre, au moment où le cinématographe explose, il prend l’habitude de tendre entre les arbres des quais, des écrans, permettant aux consommateurs des terrasses de découvrir les derniers films en vogue.

Pas étonnant donc, que ce précurseur devienne propriétaire du Quimper-Cinéma rue Aristide Briand, puis de l’Apollo mais également de salles à Pont-L’Abbé, Chateaulin, Bannalec. En 1921, il fait construire l’Odet-Palace sur la rive gauche de l’Odet (les actuelles Arcades) : un monstre de 1200 places avec plancher incliné.

C’est en fait l’inauguration de cette salle, en 1922, qui préfigurera la « Fête des Reines de Cornouaille » officialisée l’année suivante.

Donc, à l'occasion de l'inauguration de son cinéma "l'Odet Palace" à Quimper, Louis Le Bourhis invite les Reines des villes voisines, notamment la Reine des Filets Bleus de Concarneau, la Reine des Ajoncs d'Or de Pont-Aven et la Reine des brodeuses de Pont l'Abbé, les faisant défiler de la gare à la salle.

Devant le succès rencontré par cette manifestation, il décide de créer, avec l'appui des commerçants quimpérois : "la Fête des Reines". L'idée est de désigner "la jeune fille idéale de la plus belle des Provinces". Louis Le Bourhis veut montrer que la Bretagne et plus particulièrement Quimper peut être le théâtre d'une grande fête populaire et peut se mobiliser en faveur d'une culture bretonne encore à des railleries provinciales (culture de "ploucs") ou autres bécassinades.

Cette formule est populaire et se maintiendra jusqu'à la veille de la seconde Guerre Mondiale, sa date étant simplement avancée au quatrième dimanche de juillet - jour où il fait toujours beau, dixit les anciens - dès 1926.

Etonnamment, durant toute cette période, le président du comité d’organisation n’est pas Louis Le Bourhis qui en restera le financeur et la tête pensante jusqu’en 1938 mais M.Marzin.

Après une première manifestation d'après-guerre en 1947 qui n'est qu'une fête folklorique de 4 heures, François Bégot, Pierre Jakez Hélias et Jo Halleguen décident de relancer en 1948 cette fête des reines sous le nom des "Grandes Fêtes de Cornouaille" : Louis Le Bourhis leur apporte son soutien. Il en sera le Président d’honneur jusqu’à sa disparition en 1955, époque à laquelle l’Abadenn Veur rassemble 20.000 spectateurs soit quasi autant que le nombre d’habitants de Quimper, accompagné à sa dernière demeure par de très nombreuses personnalités et la Kevrenn C’hlazik (ancêtre du Bagad Kemper).

Ronan Gorgiard

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