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Les figures du festival - Per-Jakez Hélias

Per-Jakez Hélias

Parler du festival sans évoquer Jakez Hélias est tout simplement impossible.

Né à Pouldreuzic en 1914, Per-Jakez Hélias fut le co-fondateur du Festival de Cornouaille. Cet enfant du pays Bigouden qui clama haut et fort ses racines paysannes (Le Cheval d'Orgueil) n'y demeura pas longtemps. Très tôt, ses brillants résultats scolaires l'envoyaient à Quimper où il apprit peu à peu le métier d'instituteur de l'Académie. Déjà destiné à la littérature, il poursuivit ses études à Rennes en classe de Lettres Supérieures.

Ecrivain prolifique, il a participé à de nombreux domaines de la création littéraire : théatre, poésie, roman, radio... Son travail s'exerce à la fois en breton et en français. Originaire d'une famille de paysan, Per-Jakez Hélias fera souvent référence à son grand-père conteur, Alain Le Goff. C'est notamment Le Cheval d'Orgueil que l'on retiendra grâce au succès important que le livre connut rapidement dès sa publication en 1975.

Dès 1948, Fanch Bégot et Jo Halleguen font appel au conteur, écrivain, poète et homme de radio bretonnant qu’il est au titre de caution morale et conseiller culturel ; lui demandant même une prévision de programme sur 10 ans !

Dès son arrivée dans l’équipe, Per Hélias met les point sur les i : « Notre objectif est de débotréliser la Bretagne… Notre souci est de rendre le peuple bretonnant conscient de ses propres richesses. »

Per Jakez écrira pour la manifestation plusieurs pièces en langue bretonne (le Grand Valet, Yseult seconde,…) et des œuvres avec le compositeur Jeff Le Penven (Cantate du Bout du Monde,…).

C’est à lui que le festival doit sa devise « Sans hier et sans demain, aujourd’hui ne vaut rien. »

Un an avant sa mort, évouant l’hommage qui lui était rendu par le festival lors d’une soirée, Per Jakez Hélias faisait lucidement le point : « Je crois que je suis au bout de mon avanture terrestre. J’ai passé mon temps à être l’ethnographe de ma propre civilisation ».

Malgré le succès international de sa propre carrière, le bigouden restera fidèle au festival dont il était, à sa mort le 13 août 1995, le président d’honneur.

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